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Ce que le recruteur souhaite vraiment voir sur votre CV

Un recruteur ne consacre pas plus de 40 secondes à la lecture d’un CV avant de décider s’il mérite un second regard plus attentif. Durant ce court laps de temps, quels éléments cherche-t-il en priorité ? Zoom sur les habitudes de lecture de spécialistes de l’embauche.

Un titre accrocheur pour un premier tri efficace

Au premier coup d’œil, le recruteur va chercher le titre du CV, à savoir ce que cherche le candidat, la raison pour laquelle il postule. Exemple : "responsable commercial disponible immédiatement". Ou encore : "objectif : devenir sales manager". « Il faut que ce titre soit visible immédiatement, positionné dans le premier tiers du document et qu’il soit percutant et cohérent », estime Jalale Fraygui, manager Hays Junior Finance, qui précise : « Il doit y avoir un rapport entre ce titre et l’intitulé du poste à pourvoir. Si la personne se présente comme un chargé d’affaires et qu’on cherche un analyste financier, il y a problème et c’est déjà éliminatoire. » Même chose si par exemple vous dites chercher un contrat pro alors que c’est d’un stage dont il est question dans l’annonce.

"Avoir un maximum d’informations sur les sociétés par lesquelles le candidat est passé […] c’est un moyen d’avoir des renseignements sur sa culture d’entreprise."

Des dates et des chiffres avec un maximum de précision

S’agissant de la partie consacrée aux expériences professionnelles, il faut impérativement indiquer les durées de mission le plus précisément possible, assure Marie-Laure Gaurat, directrice senior Page Personnel : « Pas seulement les années mais aussi les mois de début et de fin de mission. » Elle recommande de faire figurer chaque expérience ainsi : la date en question (ex : février 2008 – octobre 2010), l’intitulé du poste (ex : assistante commerciale), et le nom de l’entreprise. « En seconde lecture, poursuit-elle, on lira plus attentivement certains renseignements utiles comme les objectifs atteints dans le cas d’un commercial par exemple. » Exemple : directeur export, hausse des chiffres de vente à l’export de 1,5 % sur 3 ans.

Le lieu de résidence, important mais pas éliminatoire

Si elle constitue un incontournable, la partie consacrée à l’état civil est vite passée en revue. « Homme ou femme, peu importe l’âge, tout le monde doit partir sur un même pied d’égalité », affirme Jalale Fraygui. Sauf cas particulier : inutile par exemple de postuler à une offre de cadre senior si vous indiquez être âgé de moins de 30 ans. Un élément peut tout de même être intéressant pour certains postes : le lieu de résidence. « C’est un moyen de savoir si la personne habite à proximité du poste à pourvoir, indique Isabelle Bernard, directrice développement RH chez SGS France. Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas éliminatoire mais je sais au moins que la question de la mobilité devra vite être posée lors de la prise de contact téléphonique. » Toutefois si vous voulez éviter une discrimination au code postal, il est tout à fait possible de postuler sans indiquer son adresse.

Des données sur les précédentes entreprises, pour gagner du temps

Isabelle Bernard, de SGS, apprécie aussi d’avoir un maximum d’informations sur les sociétés par lesquelles le candidat est passé : nom, mais aussi taille. S’agit-il de grands groupes ou de petites sociétés ? « C’est un moyen d’avoir des renseignements sur sa culture d’entreprise, selon elle. Si la personne a un vécu en PME essentiellement, la question de l’adaptabilité à un grand groupe sera incontournable en entretien. » Autre élément intéressant soulevé par Marie-Laure Gaurat : « Mieux vaut indiquer à chaque fois le secteur d’activité, ça facilite la lecture. » Par exemple : Tobam (gestionnaire d’actifs). « Sauf si le parcours du candidat ne concerne que des grandes entreprises connues de tous », reconnaît Marie-Laure Gaurat.

Le diplôme… Dans certains cas

S’agissant du parcours de formation, les recruteurs interrogés distinguent les postes à pourvoir nécessitant l’obtention incontournable d’un diplôme, de certains autres postes où cette question est plus secondaire. « S’il y a un prérequis, qu’il est par exemple indiqué que l’entreprise recherche nécessairement un bac +5, alors nous nous intéresseront vite à la rubrique consacrée aux diplômes, note Jalale Fraygui. Pour les profils juniors, il peut aussi être intéressant de détailler les diplômes obtenus pour compenser un parcours professionnel moins fourni. »

Les langues parlées, à mettre en valeur

Même chose pour la partie consacrée aux langues étrangères, poursuit le recruteur du cabinet Hays : « Si on postule pour un groupe international et qu’on parle couramment anglais, on peut même indiquer cet atout dès le titre du CV car c’est une vraie valeur ajoutée. Par exemple mettre : "responsable marketing opérationnel bilingue anglais". » Si ce n’est pas le cas, le candidat pourra se contenter d’indiquer ses compétences linguistiques de manière moins visible, par exemple dans une rubrique Communication et loisirs en bas de page.

Tag(s) : #EMPLOI

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